· Tout n'est pas gagné chez l'Oncle Sam !!
Faisant suite au précédent article, voici la preuve par A+B que, même si nous pouvions nous réjouir de l’avancée des Etats-Unis sur les économies d‘énergies, la situation est loin d‘être rose…“verte” ! en ce qui concerne les GES.
Ainsi, « La Californie a déposé officiellement plainte mercredi contre le gouvernement des Etats-Unis pour avoir empêché l’application de sa loi de réduction des émissions de gaz à effet de serre des automobiles » a indiqué le gouverneur Arnold Schwarzenegger dans un communiqué. « Il est inconcevable que le gouvernement fédéral empêche la Californie et 19 autres états d’adopter ces mesures »
Il s’agit bien là des mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre des automobiles.
« Il ignore ainsi la volonté de millions de personnes désireuses de voir le gouvernement agir contre le réchauffement climatique, c’est pourquoi, avec cette toute première action en justice, nous portons plainte afin de corriger la mauvaise décision de l’agence fédérale de l’Environnement », ajoute le communiqué.
Rappelons que la Californie (ouest) avait en effet voté en 2002 une loi imposant aux constructeurs automobiles de réduire de 30% entre 2009 et 2016 les émissions polluantes des véhicules mais l’agence fédérale de l’Environnement (EPA) a refusé de lui accorder la dérogation nécessaire à la mise en place de ces normes plus restrictives.
« La Californie a toujours été en tête du combat contre le réchauffement climatique et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour poursuivre cette tradition dont nous sommes fiers », souligne le communiqué.
La position de l’EPA était attendue depuis longtemps par la Californie mais aussi par d’autres états engagés dans une démarche similaire ou ayant annoncé leur intention de le faire. Au total, près de la moitié des véhicules vendus aux Etats-Unis auraient pu être concernés par ces nouvelles normes d‘émissions de gaz à effet de serre.
L’administration Bush se refuse toujours, comme cela a encore été le cas à Bali, à fixer des objectifs chiffrés pour les réductions de gaz à effet de serre.
— Looping
· Les Etats-Unis se mettraient-ils à penser "Vert" ?
Il est bien entendu beaucoup trop tôt pour l’affirmer sans crainte.
Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir de voir une avancée importante dans ce sens.
George Bush a en effet promulgué une loi incitant à l’usage d’énergies renouvelables.
Le président Bush a promulgué le 18 décembre une loi visant à réduire de 8 % la consommation d’énergie des Etats-Unis d’ici à 2030.
Les émissions américaines de gaz carbonique devraient dans le même temps baisser de 20 %.
Les causes de cette prise de conscience sont multiples : bond de 40 % des prix de l’essence à la pompe depuis un an, dépendance énergétique croissante de l’Amérique à l’égard de l’étranger…
Les démocrates ont cherché à mettre l’accent sur les incitations à l’investissement dans le secteur de l’énergie renouvelable. La loi prévoit dans ce but de multiplier par six le volume d’éthanol que les automobilistes américains utiliseront comme additif de l’essence, d’ici à 2022.
Les constructeurs automobiles américains ont fini par abandonner leur refus de nouvelles normes d’économie. Ils se sont ralliés à un compromis qui les engage à réduire d’environ 40 % la consommation moyenne de leurs gammes de voitures d’ici à 2020.
De leur côté, les producteurs d’ampoules électriques comme General Electric et Philips ont accepté des normes d’économies visant à éliminer les lampes à filaments d’ici à 2018.
Elles seront alors remplacées par des ampoules fluorescentes nettement moins gourmandes.
Avec ces séries de mesures, l’Amérique devrait ainsi réduire de 60 % sa consommation d’électricité par ampoules d’ici à 2020.
Par ailleurs, de nouvelles normes vont réduire la consommation d’eau de 40 % pour les machines à laver le linge et de 28 % pour les lave-vaisselles.
Les républicains regrettent de n’avoir pu faire adopter des incitations à l’usage du charbon, très abondant dans le sous-sol des Etats-Unis, ainsi que de nouvelles aides à l’industrie nucléaire.
Ils ont obtenu en revanche l’abandon par les démocrates de dispositions qui auraient taxé davantage les compagnies pétrolières.
Au pays de l’oncle Sam, tout n’est pas encore parfait mais…
L’espoir est sauf.
— Looping
· Un bel exemple de tourisme vert : Huttopia, le camping qui «ne perturbe pas l’environnement»
D’inspiration canadienne, le concept propose des hébergements en bois.
A l’approche, ça sent le cauchemar. En lisière de forêt, la nationale 10 déverse un flot de véhicules, tandis que l’architecture des laboratoires Garnier ressemble peu à un horizon de vacances.
Il faut avancer quelques centaines de mètres plus loin, dans la forêt, pour goûter au calme. C’est là, face à l’étang d’or, que le nouveau camping de Rambouillet a ouvert le 5 juillet. Comme tous les autres, il connait les embouteillages de camping-cars en fin de journée, les cris d’enfants et les comptoirs de glaces. Mais celui-là a un truc en plus : il respecte l’environnement.
Concept
Le tourisme responsable, c’est comme le sexe, certains en parlent et d’autres le font. Pendant que les tour-operateurs rivalisent de vraies fausses annonces en faveur de la protection de l’environnement, les campings Huttopia apportent modestement leur pierre à l’édifice. Et, surtout, discrètement. D’abord, chez Huttopia, on refuse d’endosser l’étiquette du camping écolo. Probablement pour ne pas effrayer le touriste rétif aux questions environnementales. «Pour nous, le camping est par définition un camping qui laisse peu de traces et ne perturbe pas l’environnement», raconte Philippe Bossanne, fondateur du projet avec sa femme Celine.
D’un séjour au Canada, le couple a ramené un concept de campings nature, intégrés dans la forêt. Loin des campings qui jouent la course à l’équipement (bowling, boîte de nuit ou toboggans aquatiques.), ils ont équipé des sites municipaux en déshérence de canadiennes faites de bois et de toile tendue, de roulottes et de cabanes en bois. Partout, du bois. Beaucoup de bois. Du Douglas non traité, le principal bois de construction d’Amérique du nord. L’essence confère à l’ensemble un aspect naturel imbattable. «A chaque nouveau camping (l’équipe vient d’ouvrir son troisième Huttopia), on fait un pas de plus pour l’environnement», raconte Stéphane Duc, l’un des associés.
Piscine sans chlore
Huttopia mène donc une politique du petit à petit. Et ces petites choses, mises bout à bout, allègent l’impact du camping sur la forêt. Les «Huttopistes» ont investi 1,7 million d’euros dans le vieux camping de Rambouillet, aidés par la municipalité qui leur a cédé une délégation de service public. Ils paient un bail à l’Office national des forêts avec lequel ils développent différentes activités à l’attention des vacanciers (découverte des essences, ballades naturalistes). Ils ont implanté dix tentes, dix roulottes et dix cabanes, construit une salle de séminaires, une aire de jeux.
Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est la piscine écolo, sans chlore et nettoyée par des algues. Ici, l’eau de pluie doit être récupérée pour l’arrosage des plantes, et peut-être pour l’alimentation du fameux bassin de baignade (mais pas encore pour les sanitaires).
La presque totalité des 200 ampoules sont fluocompactes, si bien que la consommation électrique du campeur s’élève à 3 kilowattheures par jour (contre 7 dans un camping classique, voire plus).
La pose de limitateurs de débit à tous les robinets diminue la consommation d’eau par campeur (105 litres par jour, contre 200 litres pour un touriste en moyenne). Les bacs de tri sont implantés dans la terre, les tentes éclairées par des lampes solaires, les produits d’entretien écologiques.
Seulement voila, les clients s’en fichent, et ils ne viennent manifestement pas pour ça. Parmi les occupants des cabanes en bois, la famille Goument, du Havre, qui a «vu une offre sur Internet», même si l’aspect écolo de leur camping les préoccupe «assez peu».
«Finalement, explique Stéphane Duc, avec notre système, les gens sont dans un site un peu écolo sans le savoir, ni le sentir. Cela ne leur demande aucun effort.» De plus, ce modèle économique permet aux patrons d’Huttopia d’économiser de l’eau et de l’électricité (en 2006, l’Huttopia de Versailles a réalisé un chiffre d’affaires de 780000 d’euros).
Le campeur, en revanche, pas encore. Les deux semaines à Rambouillet coûtent 1 800 euros aux Goument. Une nuit dans une canadienne (de luxe) équipée d’un frigo à gaz et de deux lits revient à 70 euros.
Ecologie ne rime malheureusement pas encore avec philanthropie.
— Looping
· Alternative. Le tourisme responsable
La solution serait-elle de s’essayer au tourisme responsable.
Bousculer un peu ses habitudes, réfléchir autrement à ses vacances. Non par lubie ou par mode, mais plutôt par réflexe citoyen salutaire, parce qu’il y a là une voie à ouvrir vers des loisirs intelligents, en harmonie avec l’environnement et les populations du monde.
Le tourisme de masse tel qu’on le connait, tel qu’on le pratique aussi, est une menace à moyen terme pour la planète entière. Nul besoin de sombrer dansle catastrophisme facile, il suffit de considérer les faits. Notamment les emissions de gaz à effets de serre que produisent les centaines de millions de vacanciers tous les ans. Dans les chambres d’hôtels, par ailleurs, les études montrent que l’on utilise presque deux fois plus d’eau qu’à la maison.
Il faut donc changer, et chacun peut le faire à son niveau. Mais c’est bien le passage à l’acte vert qui est le plus difficile. Trop souvent, le tourisme écologique émergent ressemble à un gadget, un vernis tendance que les voyagistes utilisent à outrance, histoire de surfer sur l’humeur du moment. On n’y croit pas vraiment, on sourit même par dérision.
D’autant que les prix pratiqués sont à l’occasion si prohibitifs que l’affaire devient le seul luxe de bobos fortunés.
Il est de la responsabilite des professionnels d’offrir des nouvelles formules de loisirs qui représentent une véritable alternative aux vacances pollueuses et forcenées, tout en déclinant des variantes éthiques solidaires et humanitaires. Alors, peut-être, le tourisme vert prendra-t-il son envol et sortira-t-il de son écrin confidentiel.
Les politiques, eux aussi, pourraient y réfléchir et faire ouvertement la promotion de cette nouvelle facon de s’évader. Pour éviter une nouvelle fois qu’écologie rime avec hypocrisie.
— Looping
· LA PLANETE MALADE DU TOURISME
Chaque année, près de 1 milliard de personnes partent en vacances à travers le monde, ce qui rime souvent avec pollution et dégradation de l’environnement.
C’est une mer de détritus qui voguent au fil de l’eau: canettes, sacs en plastique, ballons crevés..
Toutes les ordures du monde, jetées du pont d’un bateau ou du quai d’un port, abandonnées sur une plage aux antipodes, se retrouvent là, quelque part entre Hawaii et la Californie.
Un immense tourbillon d’air chaud y creuse un entonnoir aquatique, véritable aspirateur à déchêts. Cette mer d’immondices, baptisée «décharge du Pacifique Nord», est vaste comme le Texas et concentre une masse de plastique six fois supérieure à celle du plancton.
Ici, et dans six autres puisards identiques ailleurs sur le globe, finissent nos rebuts, du bâton de sucette à la bouteille de soda oubliés sur le sable, à l’heure du retour au camping.
Les vacances et les loisirs sont responsables de plus de 5% des emissions globales de gaz à effet de serre (GES), dont 1,6% imputables à l’avion.
L’accroissement du nombre de touristes impliquent un certain nombre de bouleversements.
C’est ainsi que les 19 îles Galapagos (Equateur) viennent de quitter la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco pour rallonger celle, plus triste, des sites menacés.
100 000 visiteurs piétinent chaque année ces ilots peuplés de dizaines d’espèces endémiques, tortues géantes, iguanes marins et terrestres, albatros, cormorans, lions de mer et otaries.
Au cours des quinze dernières années, l’archipel a vu sa faune touristique augmenter de 150%. Un trafic tel que les animaux, dérangés, changent de comportement. Cette invasion favorise en outre l’introduction d’espèces nouvelles, qui menacent à leur tour l‘équilibre écologique de cet archipel unique.
Le Machu Picchu, pourtant situé à 2 045 mètres d’altitude, en plein cœur des Andes péruviennes, pourrait bien intégrer, lui aussi, l’inventaire des chefs-d‘œuvre en péril. Jusqu‘à 2 500 touristes s’y pressent chaque jour. Selon les autorites péruviennes, ce chiffre pourrait tripler après le récent classement du site parmi les sept nouvelles merveilles du monde par une fondation suisse. Pour accueillir les visiteurs, une partie de la forêt tropicale a déja été abattue, cédant la place à des routes, des hôtels, des boutiques.
Résultat: la déforestation entraîne l‘érosion des sols et provoque des glissements de terrain. Des infiltrations d’eau risqueraient également de causer le déchaussement des pierres et l’affaissement des ruines.
Dans le massif du Mont-Blanc, un glacier jauni par l’urine
Jean-Marc Peillex n’a pas plus de succès. Depuis des années, le maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie) réclame, lui, l’instauration d’un permis pour l’ascension du mont Blanc. Troisième site naturel le plus visité de France, le sommet alpin n’est plus très flambant à la fin de la saison, après le passage des 30 000 personnes qui y grimpent chaque année.
En octobre 2006, 30 mètres cubes de déchêts ont été évacués apres toilettage.
Bonne nouvelle, cependant : un des glaciers du massif, habituellement jauni par l’urine des campeurs restés à la porte des refuges bondés, devrait retrouver sa blancheur.
Des toilettes sèches viennent en effet d‘être installées au refuge de Tête-Rousse, à l’usage des campeurs. A la fin de la saison, les excréments, desséchés par un système de ventilation, seront hélitreuillés jusque dans la vallée, «comme des bouses de yack», se rejouit Jean-Marc Peillex.
(A partir d’un article paru dans L’Express)
Une éclaircie dans un ciel bien sombre…
— Looping
· Des questions – réponses autour des biocarburants
1) Comment fabrique-t-on les biocarburants ?
Il existe deux filières principales : l‘éthyl-tertio-butyle-éther (ETBE), éthanol issu de canne à sucre, de betterave ou de céréales et l’ester méthylique d’huile végétale (EMHV) ou biodiesel, issu des huiles extraites du colza, de palmiers, du tournesol, du soja, etc.
2) Comment les utilise-t-on ?
L’ETBE est mélangé à l’essence, l’EHMV au gasoil.
L’ETBE, contrairement à l’EHMV, ne peut être utilisé pur que si les moteurs sont modifiés.
3) Quels sont les objectifs des principaux Etats de la planète en matière de développement des biocarburants ?
En 2005, la production de biocarburants représentait 1 % seulement de la consommation mondiale de carburants pour les transports par route.
En 2004, cette part ne dépassait 2 % que dans trois pays : le Brésil (14 %), Cuba (6 %) et la Suède (2,2 %).
Le gouvernement francais, quant à lui, a fixé les objectifs d’incorporation de biocarburants suivants : 7 % d’ici à 2010, 10 % d’ici a 2015.
— Looping
· Recyclons avec la RATP

Mais qu’est ce donc que ces nouvelles poubelles jaunes et transparentes dans les couloirs du métro de Saint Lazare ?
Accolées à nos habituelles poubelles grises, elles arrivent en renfort pour répondre à notre volonté d’être de véritables « voyageurs responsables ».
Destinées à la récupération des déchets recyclables (journaux, bouteilles en plastique, papiers non gras, canettes…) ce sont vers elles que vous allez tendre la main le matin pour jeter votre journal quotidien.
Libérons les poubelles grises bourrées à craquer par les innombrables journaux gratuits qui pullulent dans tous les sens chaque matin devant l’entrée de nos stations de métro.
Chaque année, 7 000 tonnes de détritus sont collectées sur les réseaux de la RATP, dont la moitié composée de déchets recyclables… Il étant temps de faire quelque chose.
La RATP l’a fait.
Cette expérimentation sur le tri sélectif des déchets a commencé à voir le jour à Denfert-Rochereau de juin à septembre 2006. Puis la RATP a décidé d’étendre le dispositif sur la ligne 14 en mettant en place près de 400 réceptacles. Nous en sommes ravis.
Espérons que ces poubelles se multiplieront rapidement sur l’ensemble du réseau.
Alors dès maintenant mobilisons-nous aux côtés de la RATP ! Et une fois à la maison, pourquoi ne pas trier aussi nos propres poubelles ?
Toutes les bonnes actions de la RATP sur son site avec une partie développement durable très intéressante : http://www.ratp.fr/corpo/dev/index.html
— Tatiana
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